La dépression, en sorti grandi

La Dépression ? En Sortir Grandi !

Installée par une anxiété grandissante ou déclenchée par un évènement (phase normale du processus naturel de deuil...), la dépression enferme plus ou moins l’individu dans son mal-être.

On peut distinguer deux niveaux.

  1. La personne saura demander de l’aide parce qu’elle se sent réceptive à la bienveillance d’autrui. Dépression accessible à la sophrologie
  2. Enfermée dans ses pensées sombres, qu’elle soit entourée ou non : mélancolie. Dépression inaccessible à la méthode, en tout cas dans sa phase aiguë.

Dans tous les cas, la pratique de la sophrologie prévient la rechute en consolidant les structures saines (ressources) de la personnalité et améliore grandement certains signes (sommeil, estime de soi, douleurs...).

Elle ne se substitue en aucun cas à un suivi médical et/ou psychologique mais vient en complément de ceux-ci dans le sens où elle s’attache aux symptômes de la maladie et non aux causes, au pourquoi.

Il s’agira moins pour le sophrologue de recueillir les causes (passées, présentes ou futur) de votre mal-être mais plutôt les conséquences physiques, mentales, émotionnelles (la souffrance tout court) qui se manifestent pendant le rendez-vous par une écoute et une observation bienveillantes, attentives et non intrusives.
Lorsqu’une personne est confirmée dans ce qu’elle a de bon et de juste en elle,  elle s’autorise à s’accepter et retrouve l’envie d’exister, de faire des projets simples à court terme pour commencer.

Sophrologie

Travail sur l’ici et maintenant

Travail sur l’ici et maintenantEn position assise ou allongée dans certains cas, relâchement des tensons superflues (sans être de la relaxation) qui entravent. Apprivoiser sa propre respiration et non apprendre à respirer de telle ou telle manière. Les exercices amènent juste à contacter sa respiration. Sentir que son propre corps peut être mieux et devenir cette bouée de sauvetage, ce refuge quand les pensées, les émotions s’emballent, enferment. Sentir la vie présente en soi. Le mal-être mettant une sorte de filtre qui rend l’accès au bon difficile. La baisse de la vigilance corporelle permet d’apprendre maintenant puis progressivement à édulcorer ce filtre (défense à prendre en compte et non à botter en touche de force).
Par des exercices simples, retrouver un sentiment d’efficacité personnelle qui rassure. Un exemple parmi d’autres : l’angoisse m’envahit, je respire avec mon ventre , mon corps se détend et mon mental s’apaise parce je me rend compte que je peux gérer cette angoisse; ou que je sois quoique je fasse.

Gérer les émotions

Gérer les émotionsLa colère, la rage, la culpabilité non évacuées, non-exprimées peuvent faire le lit de la dépression. Des exercices corporels dynamiques permettent de décharger, d’apaiser très rapidement. Il s’agit de faire baisser la charge émotionnelle et non de la museler ce qui génèrerait des crispations, problèmes digestifs ... L’émotion suit la pensée, elle est une réaction. Observez–vous, c’est extrêmement rapide. Mais aussi améliorer votre sommeil (endormissement plus facile, la fatigue matinale s’estompe...) en visualisant une image agréable ou neutre.
Truc sophro : détourner son attention sur sa respiration (respiration comptée ou abdominale) amène à lâcher-prise. Le phénomène "boule de neige" des pensées retombe. Le sommeil peut venir. Conscience que ça peut être autrement que "... plus fort que moi..." : efficacité personnelle.

Stimulation des cinq sens

Stimulation des cinq sens - S’ouvrir en douceur à ce qu’il y a de bon en soi (son corps : se donner de la douceur par le toucher, écouter sa respiration, ...)
- S’ouvrir petit à petit à ce qu’il y a de bon autour de soi (la douceur d’une voix, la chaleur du soleil, ...)
- L’en-vie de ... revient, je reprends goût à ... Parfois un peu boiteux au tout début, mais vous avancez de nouveau. Passer du quatre-pattes (j’étais à terre peut-être) à progressivement debout bien et droit dans vos bottes !

La mémoire

La mémoire
Recontacter certains souvenirs émotionnellement tranquilles et stimuler ainsi votre capacité à retrouver une tranquillité d’esprit (pas la même mais la vôtre autrement), à voir la vie sous un aspect plus positif à votre rythme. Une belle lumière peut aveugler si l’œil n’y est pas préparé.

Accepter ses limites (lâcher le fantasme de toute-puissance, de contrôle qui épuise)

Accepter ses limites
Percevoir les limites rassurantes de son corps. Espace vivant bien distinct du monde extérieur, des autres mais aussi en échange avec celui-ci et non dans la dépendance anxiogène.

La sophrologie est un appui pour avancer, basé sur la répétition des exercices. Pas un remède ou méthode miracle qui amène le mieux sur un plateau.
En l’expérimentant vous saurez si cet appui vous convient.

Bibliographie

  • Sophrologie, pratiques et perspectives, magazine trimestriel pour tous publics
  • Emotions, mode d’emploi. Christelle Petitcollin. Editions Jouvence