Addiction puis libération

Addictions Comportementales

L’addiction est comportementale lorsque l’individu a un comportement avec un objet (jeu, écran,…) ou comportement sans objet (travail, relations amoureuses, sa propre image...) abusif, non adapté. Ce comportement est nocif pour lui-même et son entourage.

 

Cet acte a pour intention (consciente ou non) de soulager une souffrance ou l’oublier ou la dissimuler, même à soi-même.

Il n’utilise pas de produit, tel alcool tabac. Il se comporte d’une façon non adaptée ou utilise trop un objet.

Addictions comportementales

J’entends souvent : "on a beau lui dire mais il n’y a rien à faire, il (elle) nie ou minimise ou agresse et continue.

C’est LE DENI. Mécanisme de défense du psychisme, normal dans toute addiction. Le dénis c’est "Non, je ne veux pas savoir". "C’est trop dur pour moi d’entendre ça ou trop dur de douter que ce comportement soit viable à moyen terme et plus". "Je ne vois pas où est le problème", etc...

  • Ecrans : temps important passé avec l’écran, le jeu, manque/mal être si déconnecté, sommeil impacté, perte de l’envie de manger... Seul compte ce qui peut être fait/vécu avec l’écran.
  • Jeu : se sentir moins vide, oublier le stress, ce qui fait mal, se sentir gagnant...
  • Le travail : environ 45 heures/semaines (lieu de travail et domicile). Loisirs uniquement s’ils sont utiles pour se sentir moins coupable. Exigence envers soi, accepte peu l’aide, colères.
  • Le sexe : l’acte sexuel n’est plus un plaisir. Il permet de soulager l’état important de tension interne.
  • Acheter, acheter : calmer l’angoisse par le sentiment de puissance ou de plaisir même fugace que procure l’achat. Se sentir exister par la consommation.
  • Dépendance affective : rupture amoureuse très problématique, le (la) partenaire ressemble à un des deux parents, choix de partenaires pas faits pour soi par peur de l’engagement ou de la solitude, besoin permanent d’expériences nouvelles, jalousie maladive (angoisse d’être trahi)...
Addictions comportementales

D’autres comportements non cités ici peuvent signer une addiction. Seul le médecin est compétent pour poser un diagnostic.

Bien entendu il peut y avoir polyaddiction c’est-à-dire par exemple addiction au jeu et au tabac ou travail + alcool, etc...

La sophrologie pour :

  • déstresser en 1 à 5 mn.
  • renforcer l’estime de soi et ne plus avoir besoin de la cigarette pour se sentir élégant. Sentir en quelques jours les effets des exercices de respiration sur l’essoufflement, l’endurance (ex : monter des escaliers)
  • remplacer le geste de fumer, de boire, de jouer, de travailler par un geste signal d’apaisement, de contenance.
  • se concentrer facilement et être capable de faire une pause sans stresser ni culpabiliser.
  • sentir son corps potentialise les plaisirs ordinaires
  • tout en sachant que zéro angoisse n’existe pas, gérer ce qui encombre le mental, prendre conscience de ce que l’angoisse cache et libérer doucement l’émotion.
  • visualiser l’objectif (quel qu’il soit) de façon positive, en état modifié de conscience (juste entre veille et sommeil) pour s’y préparer et mobiliser vos habiletés naturelles dans ce sens.
  • dédramatiser une éventuelle re-consommation du produit ou nouveau recourt au comportement et identifier le vrai besoin.
  • Identifier la cause profonde de l’addiction pour éviter de la déplacer.

La sophrologie par la respiration et exercices corporels simples soulage l’état de tension interne censé être apaisé par l’acte (travailler +, jouer +, ...), gestion des émotions du stress, visualisations positives de micro objectifs, recontacter des moments sans l’addiction (re-mémorisation).

L’intention est de s’autoriser ou apprendre à être bien autrement et non de à supprimer tout prix l’addiction. Supprimer l’addiction serait enlever sa béquille à une personne qui en a besoin pour marcher. Ca ne soignera pas sa jambe malade. Il convient de soigner la jambe (le mal être) et réapprendre à marcher sans la béquille (le produit et/ou l’acte).

Prise en charge pluridisciplinaire : médecin, psychologue addictologue, sophrologue addictions, ....

Il est très important que l’entourage soit aidé pour déculpabiliser, gérer un sentiment d’impuissance ou impression d’être envahi.