Addiction à l'alcool puis libération

Addiction à l'alcool puis libération

La dépendance ou addiction est la perte de la liberté de s’abstenir, une perte de contrôle.  Quelque soit l’élément :tabac, alcool, produit pharmaceutique, nourriture, internet, relation …

"Une addiction c’est un individu dans un contexte avec un produit."

Exemple : alcoolisation  uniquement dans un contexte de solitude. La bouteille est la seule compagnie disponible, elle est la seule à ne jamais faire défaut. Mais le contexte peut être ramené (consciemment ou non) en cas de manque.
L’addiction voire poly-addiction (exemple : tabac et café, nourriture et alcool, écran + café, etc…) est d’abord psychologique et comportementale puis dans certains cas physique.

Critères diagnostics de l’addiction (selon le DSM IV) :

  • Désir compulsif (incontrôlable) du produit
  • Difficulté à contrôler la consommation
  • Prise du produit pour éviter les tensions, tremblements, angoisse
  • Besoin d’augmenter les doses pour obtenir les mêmes effets (accoutumance)
  • Place prépondérante du produit (béquille) dans la vie de l’individu.

L’alcool

Effets (sans notion de dépendance)

  • Sensation de détente, levée des inhibitions (j’ose, je me lâche...), aide à l’endormissement mais déstructure le sommeil qui n’est pas récupérateur, baisse des angoisses
  • Le corps d’une femme contenant moins d’eau (moins il y a d’eau plus c’est concentré), les effets seront plus rapides

Symptômes de sevrage (ce que ça fait quand ça manque)

  • Ils surviennent 6 à 12 h après la dernière prise
  • Tremblements, sueurs, crampes, maux de tête, troubles anxieux et dépressifs, nausées... et dans les cas extrêmes délirium trémens pouvant entrainer la mort

De l’usage modéré à la dépendance :

  1. Usage modéré : occasionnel, festif ou quotidien
  2. Usage à risque, puis usage nocif : consommation en recherche d’effets. Apparition de problèmes liés à la consommation sans être encore dépendant = travail sur les motivations/bénéfices à arrêter ou continuer
  3. Dépendance : malaise permanent = prise en charge par médecin addictologue, accompagnement sophrologique et/ou psychologique
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Pour la personne dépendante, l’élément extérieur ( alcool et/ou autre) est la béquille qui permet de garder son équilibre face à une situation difficile présente parfois depuis longtemps(vie amoureuse, familiale, professionnelle, maladie,…). Vivre sans cette béquille c’est risquer de tomber et de se faire encore plus mal. C’est ce qui permet de tenir (consciemment ou non). L’élément n’est pas un problème c’est sa solution.

Pour en sortir, il ne suffit donc pas de se débarrasser de la béquille mais de réapprendre à se tenir debout sans. Se renforcer et trouver ses autres solutions pour gérer les difficultés.
La plupart des addictions sont dues au stress chronique (trop, trop souvent, trop longtemps) quelque soit l’origine et la nature du stress.

La sophrologie

A savoir avant de poursuivre : il est capital de confier le sevrage à la surveillance d’un médecin afin d’éviter toute complication grave.

La sophrologie aide à neutraliser l’état de tension interne que le comportement addictif était censé soulager.

Pourquoi

Pour quoi ?

Outil d'autonomieExercices reproductibles seul chez soi, au travail, dans la rue...
Respiration- Se sentir apaisé, plus calme
- Dévier l’envie ou besoin intense de consommer (craving)
Actions sur les paramètres physiques, physiologiques, psychologiques.- Reconnaitre et calmer le stress dû au sevrage (raideurs : relachement)
- Plaisirs de compensation et gestion de la frustration sans l’alcool
Visualisations - Habitudes quotidiennes autour de l’élément extérieur (addiction comportementale)
- Travail sur l’objectif à court terme, moyen terme et long terme
Outil de confiance en soi- Identifier les risques et prévenir les écarts ou rechutes
- Dédramatisation des incidents de parcours
Renforcement du positif Valorisation des progrès même minimes. Chaque pas en avant est un ancrage vers la libération (dédramatisation d’un éventuel pas en arrière)
Stimule la mémoireIdentifier le vécu amorceur de la dépendance . Ecouter et soigner la souffrance qui est peut-être encore là (gestion des émotions présentes et passées)

La(e) sophrologue adapte la méthode à la personne qu’il reçoit et contacte (en informant son client au préalable) les autres professionnels qui encadrent.

A ce titre, rappelons que l'équipe assurant la prise en charge sera composée du médecin addictologue, du psychologue et/ou du sophrologue et d'une association de personnes abstinentes type Alcool Assistance Loire, Vie Libre... Les membres de l'association épauleront dans le quotidien, participeront à la resocialisation de l'individu et de son entourage. De part leur expérience, ils sauront écouter, valoriser, rassurer l'adulte, l'enfant, le parent, le conjoint, l'ami...

Pour information, Alcool Assistance Loire propose des séances de sophrologie en petits groupes pour toute personne en difficulté (malade, et entourage) à un tarif à portée de toutes les bourses.
Renseignements auprès de Florence Bouit.

Faire pour... mais sans, c’est faire contre

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